Portrait d’associé : Olivier Mouckocko

Une trajectoire au cœur du secteur de l’eau au Gabon

Une vie au service de l’eau et de l’énergie

« Je suis géologue de formation, avec une spécialisation en hydrogéologie. Plus récemment, j’ai complété mon parcours par un MBA en Business. »

Au Gabon comme à l’international, Olivier Mouckocko a consacré plus de 20 ans à structurer des politiques publiques de l’eau et de l’énergie, naviguant entre secteur public et secteur privé.

Il débute sa carrière dans le cabinet d’ingénierie SEURECA avant d’intégrer le Ministère en charge de l’eau. Par la suite, il rejoint COMILOG (groupe Eramet) sur des missions d’exploitation et d’infrastructure, avant de retourner au secteur public pour un défi de taille : créer et piloter la Direction générale de l’eau sous l’impulsion du président Ali Bongo Ondimba.

« Il manquait un pilier stratégique dans le Plan Gabon Émergent : celui de l’eau et de l’assainissement. Je devais proposer une vision claire pour ce secteur. J’ai commencé par un diagnostic, j’ai fait le tour des zones rurales, j’ai sollicité des conseils d’avocats, d’organismes publics, de cabinets comme NODALIS, puis d’autres. J’ai fait un benchmark sur ce qui avait été fait dans la région. Sur le volet urbain, c’était un peu plus facile : un concessionnaire était déjà en place. »

Ce travail aboutit à une stratégie sectorielle intégrée, inscrite dans les textes : politiques différenciées pour les zones rurales et urbaines, schémas directeurs, planification…

« Il y avait des briques, il fallait monter les murs. La vision a été implémentée et inscrite dans le Plan Gabon Émergent. On est partis de l’existant, avec des équipes, des économistes, des experts. Quand je quitte mon poste en 2016, volontairement, tout était posé : ce qu’il fallait faire, quand le faire, comment. Beaucoup d’ouvrages ont été construits, il restait à les connecter. Malheureusement, les efforts amorcés n’ont pas été poursuivis. »

 

Une vision à l’interface du public et du privé

« J’ai été à la tête du leadership du secteur public de l’eau au Gabon, tout en accompagnant l’entreprise sous concession avec l’État, dans la construction des synergies. »

Cette double expérience – à la croisée du public et du privé – confère à Olivier Mouckocko une compréhension fine de l’écosystème.

Aujourd’hui encore, les défis persistent : une dualité entre les zones rurales et urbaines, des infrastructures vieillissantes, une demande croissante … mais aussi une expertise locale précieuse.

« Il existe une vraie expertise gabonaise, mais il faut savoir la mettre en réseau avec les bonnes expertises techniques et les bons mécanismes de financement. C’est là que des cabinets comme AWESOME peuvent jouer un rôle structurant. »

Selon lui, plusieurs leviers peuvent être réactivités :

  • Clarifier les rôles et mandats des différents acteurs : régulateurs, opérateurs et autorités de tutelle ;
  • Actualiser les études ;
  • Structurer des mécanismes de financement adaptés.

« Une nouvelle gouvernance s’est mise en place, mais balbutie. Par exemple : la SEEG est-elle encore sous tutelle ? Il y a une clarification à apporter ».

 

AWESOME : un cabinet pour agir

« Pourquoi rejoindre AWESOME ? Parce que j’ai une compétence et une compréhension du secteur de l’eau dans mon pays. Et les problématiques du Gabon, on les retrouve dans la sous-région : au Congo, en RDC… Les stratégies à mettre en place dépendant de chaque pays, mais les enjeux sont souvent similaires. »

En rejoignant AWESOME, Olivier Mouckocko voit l’opportunité de conjuguer son expérience à celle d’autres professionnels expérimentés — avec une ambition partagée : formuler des stratégies robustes et adaptées à chaque contexte.

« Nul n’est prophète chez soi. Même Jésus n’a pas fait de miracles à Nazareth. Mais en s’associant, on peut faire passer des messages autrement et construire des stratégies durables. »

Selon lui, AWESOME peut jouer un rôle structurant dans le conseil stratégique en amont : auprès de bailleurs comme l’AFD, ou de fonds d’investissements, pour élaborer des projets qui s’autofinancent et qui s’ancrent dans la durée.

« Ce qu’il faut, c’est venir avec un apport de solutions concrètes, une vraie expertise technique et un retour d’expérience. Ensuite, les pistes s’ouvrent d’elles-mêmes. »